Lutter contre les espèces exotiques envahissantes

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Les espèces exotiques envahissantes du bassin de la Dheune

On appelle "Espèces Exotiques Envahissantes" , aussi connu comme "Espèces Invasive", les espèces vivantes introduites hors de leur habitat naturel, et dont la prolifération provoque des dégâts dans le milieu dans lequel elles s’installent.

Le bassin versant de la Dheune comprend sur son territoire diverses Espèces Exotiques Envahissantes (EEE) liées au cours d'eau :

  • le Ragondin,
  • la Renouée du Japon,
  • l'Ecrevisse américaine,
  • l'Ailante,
  • l'Erable negunto.
Ragondin

Ragondin

Myocastor coypus

Ce rongeur originaire d’Amérique du Sud a été introduit en France en 1880 pour sa fourrure. Très prolifique, il fait trois portés de deux à neufs petits par an et les adultes peuvent se reproduire dès l’âge de six mois. De plus, cette espèce n’a pas de prédateur naturel en France, elle est donc devenue une espèce envahissante qui est maintenant très commune en bord de cours d’eau. 

Les ragondins posent plusieurs problèmes. Leur présence en grand nombre provoque un déséquilibre de l’écosystème. En creusant leurs terriers, ils dégradent les berges et favorisent leur érosion. Ils causent des dégâts sur les cultures en se nourrissant. De plus, le rongeur véhicule plusieurs maladies graves telles que la leptospirose, dont certaines sont transmissibles à l’humain et aux animaux domestiques. 

Le Syndicat s’est engagé à rémunérer des piégeurs formés et agréés pour la capture de ragondins afin de réguler la croissance de cette espèce et de limiter les dégâts qu’elle occasionne.

Renouée du Japon

Renouée du Japon

Reynoutria japonica

La renouée du Japon, originaire d’Asie, a été introduite en France au XIXè siècle dans un but ornemental, puis s’est propagée. Elle est considérée comme l’une des espèces les plus invasives de France. Elle colonise les axes routiers et les bords de cours d’eau. Son abondance a un impact négatif sur la biodiversité. Capable de se reproduire à partir de fragment de racine, elle constitue très probablement le plus grand clone végétal de la planète.

Concernant la renouée du Japon, une technique a été développée pour neutraliser immédiatement les terres infestées. Elle est constituée de deux étapes clefs : une première de criblage permettant de séparer les éléments fins des éléments grossiers présents dans les matériaux alluviaux. La seconde permet de neutraliser les rhizomes présents dans la fraction grossière par broyage fins.

Pour des petits foyers présents chez des particuliers, il est recommandé de limiter sa prolifération par épuisement en la coupant au pied 6 à 8 fois avant la floraison entre février et août. Puis, d’apporter les déchets verts en déchetterie en veillant à les transporter dans des sacs fermés ou en remorque bâchée pour éviter tout risque de dispersion durant le transport.

La Renouée doit être déposée avec les déchets incinérables après signalement aux agents d’accueil.